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dimanche 4 septembre 2016

Chronique: 96, La sixième corde; Caroline et Benjamin Karo.

Avant de commencer cette critique, je tiens à rappeler que j'ai eu cet ouvrage via un partenariat avec les auteurs, et que quoi que je dise plus bas, j'ai gardé un avis impartial.
Merci beaucoup à Caroline et Benjamin Karo d'avoir placé entre mes mains leur ouvrage.


Caroline et Benjamin Karo
96, la sixième corde

Auto-édition
Lu en Format e-book (3.96 sur Amazon

Synopsis: 
Certains matins, la vie vous laisse sacrément seul. Seul devant vos chois, avec vos doutes, face à l'avenir, et, parfois pire, confrontés à votre histoire. Qu'avais-je décidé cette nuit là? Difficile de le dire..., mais je savais que j'avais une semaine pour évacuer douze années de mon passé, une semaine à vivre sans modération, une semaine pour préparer mon futur avec Emma. L'heure était venue de faire une valise, pleine de mes trois meilleurs amis, de Doliprane et de la bande originale du plus capital des roads trips de ma vie.








Après avoir lu ce résumé, vous vous demandez ce qu'il se passe, pourquoi je ne fais pas de chronique sur un livre jeunesse. Et bien justement, je tenais à trouver un second souffle dans mes lectures, et me rapprocher du genre contemporain, que j'ai trop souvent mis de coté. Mes premiers pas ce sont fait grâce à cet ouvrage, et je suis assez satisfaite de ce départ. 

Ce roman est une vraie bouffée d'air frais! Le ton est léger, sincère, immersif. Les auteurs ont un sens de l'humour auquel j'ai accroché. J'ai partagé une semaine avec ces quatre hommes et partagé leur complicité, leurs déboires. A certains moments, je me retrouvais, moi et ma bande de potes, à travers leurs blagues, ou à travers ce qu'ils vivaient. Je me voyais totalement partir en road trip avec eux, écouter du Goldman à fond dans une voiture, à enchaîner les boutades. Sur fond de romance, ce livre est une belle ode à l'amitié, et donne envie de passer du temps avec ceux qui nous sonmmes proches. 

Mais ce roman nous parle aussi d'amour, pas l'amour parfait dépeint dans les films hollywoodiens. Je devrais même parler d'amour au pluriel, car Arnaud nous montre qu'il n'y a pas qu'un seul amour. Chaque relation amoureuse est unique, comme nos partenaires. Et cela fait du bien de voir ces amours imparfaits, même si l'on peut se retrouver dans certains traits négatifs des exs du personnage. Dans un certains sens, c'est ce qui fait la force de cette histoire: nous sommes tous cet ex qui a pu causer du tort, ou bien cet ex avec qui on s'est quittés sans animosité.

Un petit détail m'a rempli de joie: cela se passe en France! Alleluia mes frères! J'ai l'impression que la mode est à faire une intrigue en Amérique, ces temps-ci, surtout grâce à l'explosion des romans New-Adult. Et les lieux sont réels, j'en ai googlé certains. 

Mais comme l'amour, ce livre n'est pas parfait. Je l'ai trouvé répétitif par moments, mais rien qui n'enlève au charme de l'histoire. Mais je l'ai trouvé aussi trop court, c'est pour cela que j'attend la suite de pied ferme! Car la fin, mais quelle fin. Elle m'a laissé pantoise devant mon écran. Je voulais savoir ce qu'il se passait pour les personnages, et pas que Arnaud! 

Autre petit bémol, qui n'est que matériel: je ne suis vraiment pas une adepte des e-books, et lire sur mon ordinateur (non, je n'ai pas de liseuse, et je n'en veux pas), m'a coupé de mes moments lecture habituels, et aussi donné un peu mal au crâne. 

Bref, je donne un joli 16/20 à Caroline et Benjamin Karo, qui est amplement mérité. 


                                                     
                                                               
   

jeudi 29 octobre 2015

Chronique: Les disparus du Clairedelune, Christelle Dabos.

Ahlala mes amis, je sais, je n'avais rien posté depuis un moment. Mais pardonnez moi, maintenant que je suis en Master, ça ne déconne plus! Entre les cours, les recherches pour le mémoire, mon temps libre pour lire et blogguer a été réduit.
Mais aujourd'hui, je reviens plus en forme que jamais, pour le livre que j'attendais le plus! Mesdames et messieurs, voici mon avis à chaud sur le second tome de La Passe-Miroir!




Christelle Dabos
La Passe-Miroir, Livre 2, Les disparus du Clairdelune.


Edition Gallimard Jeunesse.
550 pages.
Prix de Vente: 19€.


Synopsis:
Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l'entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d'une redoutable vérité.










Faisons tout d'abord un rapide tour du livre-objet. C'est encore un ouvrage magnifique. Je ne suis pas très fan du jaune en temps normal, mais la teinte est très douce à l’œil. L'illustration de Laurent Gapaillard est toujours aussi belle, je suis amoureuse de son coup de crayon. Lors du passage qui présente cet endroit, j'ai pris une petite pause pour regarder de nouveau la couverture, et je me suis dit qu'il avait fait un gros travail avec l'auteur pour arriver à ce résultat. Et puis il y a ce que j'appelle le "Grand Plus". Des cartes! Enfin, une carte et un graphique récapitulatif. Et même ça, c'était beau! Que demande le peuple? Bref, je suis conquise par l'aspect physique du livre. 

Maintenant, passons au vif du sujet:
C'est vraiment un livre addictif. Comme le tome précédent, j'ai passé une nuit très courte. Ah.. mon horloge interne n'est pas très contente, mais ça valait le coup!
Nous retrouvons donc Ophélie, qui fait maintenant partie de la cour de Farouk, l'Esprit de Famille du Pôle. Notre liseuse adorée évolue dans ce tome, et c'est toujours de manière subtile. Ces mois à la Citacielle et son nouveau rôle de Vice-conteuse lui ont donné l'expérience nécessaire pour s'affirmer, et sortir du rôle de la petite animiste à protéger. C'est progressif, très bien dosé.
Les relations entre les personnages ont aussi évolué, que ce soit pour les personnages principaux que pour les secondaires. Mais ce que tout le monde attend, c'est la relation Thorn/Ophélie. On sent qu'ils ont pris conscience de leur situation, et vont tout faire pour s'en dépêtrer. Je les trouve plus mûrs que dans le précédent tome. Et, surtout, on découvre une autre facette de Thorn. Comme toujours, on ne le voit pas tout le temps, mais les moments où il est présent montrent bien des choses.


L'intrigue est vraiment bien pensée, j'étais très surprise quand j'ai découvert le fin mot de l'histoire. Pour la petite anecdote, je suis allée au Leclerc à coté de chez moi en lisant le bouquin, pile au moment où je découvrais qui était derrière de sombres agissements. Je ne vous dit pas la tête que j'ai tiré, et les regards des passants qui se sont posés sur moi! Bref, cette enquête très mystérieuse autour des disparus du Clairedelune était un plaisir à lire. Je me suis vue aller quelques pages en arrière, pour relire des passages, cherchant des indices, vérifiant si je n'avais pas loupé une phrase qui aurait pu m'aider.
Et surtout, dans ce livre, nous en apprenons plus sur ce mystérieux Dieu. L'histoire est entrecoupée de passages de souvenirs en rapport avec ce dernier. Ils sont assez énigmatiques au début, et puis arrivés à la fin, je n'ai pu que souffler un rire. Christelle Dabos a vraiment un don pour surprendre ses lecteurs. Les surprendre, mais aussi les rendre fous d'impatience pour le prochain tome.  

Christelle Dabos est vraiment mon auteur coup de cœur de cette année. Ce deuxième tome m'a transformé en boule d'émotions diverses et m'a fait passer un très bon moment. 


(Sur Photoshop, mes doigts ont malencontreusement mis 22/20...Petit lapsus révélateur que j'ai corrigé!)

mercredi 23 septembre 2015

Chronique: After, d'Anna Todd

Haaaa….Vous savez que je me déteste un peu ? Ca fait plus d’un mois que je dois faire une rewiew du tome deux de Nicolas Flamel…Je crois que je ferais un gros billet pour parler de la série complète. Car à chaque fois que je me motive, je trouve un autre livre encore mieux…Cette fois-ci, en me baladant dans un vide-grenier (Vous devez l’avoir compris depuis un moment, j’adore chiner.), je trouve le premier tome d’After, d’Anna Todd.


Anna Todd
After, Tome 1.

Edition Hugo & Cie.
594 pages.
Prix de vente: 17€.

Synopsis: 
Tessa est une jeune fille ambitieuse, volontaire, réservée. Elle contrôle sa vie. Son petit amie Noah est le gendre idéal. Celui que sa mère adore, celui qui ne fera pas de vagues. Son avenir est tout tracé: de belles études, un bon job à la clé, un mariage heureux...
Mais ça, c'était avant qu'il ne la bouscule dans le dortoir.
Lui, c'est Hardin, bad boy, sexy, tatoué, piercé, avec un "p...d'accent anglais!". Il est grossier, provocateur, et cruel, bref, il est le type le plus détestable que Tessa ait jamais croisé. 





Je dois d’abord vous prévenir que je suis assez frileuse vis-à-vis du genre New/Young Adult. J’ai bien sur lu les trois tomes de Cinquante Nuances de Grey, et je n’étais pas emballée du tout. Cette trilogie est bien trop froide, trop artificielle. Je n’ai ressenti de l’empathie pour Grey en découvrant son passé, mais le reste, rien.
Ensuite, je me suis lancée dans Beautiful Bastard, que j’ai abandonné au bout de quelques chapitres. C’était tellement nul, j’avais l’impression de lire un scénario de film porno : du sexe pour du sexe, avec un peu d’histoire pour meubler. (D’ailleurs, je veux vendre les trois tomes que j’ai…*instant pub*)
Mais je dois avouer que pour After, j’ai eu le pressentiment que ça ne serait pas pareil. Les vidéos de Nine et les discussions qu’il y a eu sur cette saga à son meet-up m’ont donné envie de découvrir cette série. Et je dois avouer que c’est une très bonne surprise.
Je l’ai lu en deux jours, à peu près. C’est un roman addictif. Au début, je lisais avec scepticisme, puis je me suis laissé emporter par l’histoire de Tessa et d’Hardin.
L’écriture d’Anna Todd est parfois un peu bancale, avec des répétitions, mais elle arrive très bien à traduire les émotions et à décrire ce qu’il se passe.
Et donc, on se retrouve plongée dans l’univers universitaire américain qui me fait tant rêver (Je l’avoue, j’ai toujours voulu vivre dans un campus américain, et il est vrai que les bâtiments universitaires des USA donnent plus envie d’y aller que nos facultés françaises !)
Tessa est une jeune ingénue, qui s’habille de façon « classique », a un petit ami, se sont jurés de faire l’amour après leur mariage ,etc…Elle découvre les fêtes déjantées des fraternités, a une colocataire très différente, et bien sur, elle rencontre Hardin, le beau bad-boy tatoué. 

Les personnages ont de la profondeur, et sont très bien travaillés. Tessa m'a souvent ennuyée, avec ses réactions parfois caricaturales. Par contre, Hardin, est vraiment parfait dans son rôle de "connard". Nine avait dit que Tess allait en baver, avec lui. Qu'est-ce qu'elle avait raison!

Juste avant la fin, je commençais à m'attendrir, puis la fin arrive et nous tombe dessus. Je ne m'y attendais vraiment pas. Et c'est limite criminel de nous laisser comme ça. Il me faut la suite! 

Pour rebondir sur mes propos sur les autres livres du même genre, je dois dire qu'ici, les scènes sensuelles et sexuelles sont bien amenés et plutôt "réalistes". Nous avons aussi ici un personnages masculin qui se soucie du personnages féminin, qui ne la brusque pas, qui pense à son bien-être pendant l'acte. C'est plus doux, moins artificiel que dans les autres ouvrages. Car dans les Cinquante Nuances, il m'arrivait de rire aux éclats dans les premiers rapports entre les deux personnages. Je me rappelle d'avoir eu un fou rire lors du passage de l’ascenseur. 

Un petit seize,car en lisant il m'arrivais de me dire "Ah, j'aurais formulé cette phrase autrement", et car certains caractères de personnages sont caricaturaux.



vendredi 14 août 2015

Chronique: Eleanor & Park, de Rainbow Rowell.

Rainbow Rowell
Eleanor & Park.

Edition Pocket Jeunesse.
378 Pages.
Prix de Vente: 16.90€

Synopsis:
1986. Lorsque Eleanor, nouvelle au lycée, trop rousse, trop ronde, s'installe à côté de lui dans le bus scolaire, Park, garçon solitaire et secret, l'ignore poliment. Pourtant, peu à peu, les deux lycéens se rapprochent, liés par leur amour des comics et des Smiths... Et qu'importe si tout le monde au lycée harcèle Eleanor et si sa vie chez elle est un véritable enfer, Park est prêt à tout pour la sortir de là. 


"Il n'y a rien de honteux avec Park. Rien de sale. Parce que Park est le soleil"



Ce livre, après avoir lu Max, fut une belle bouffée d'air frais. J'ai passé un très bon moment à lire l'histoire de ces ados. 
Et je félicite Rainbow Rowell pour avoir écrit une histoire d'amour comme celle ci, comme celle que les adolescent vivent vraiment. Pas de fioritures, pas de coup de foudre. Juste des jeunes personnes qui se découvrent, et vivent leur premier amour. J'ai beaucoup aimé le fait que je retrouve une partie de moi plus jeune au fil des pages. Tout se passe en douceur, délicatesse. Nous avons là une histoire d'amour simple, sans niaiseries. Le lecteur peut s'identifier, et l'ado peut ENFIN avoir un point de repère. Je n'aime pas beaucoup les romances, car elles sont trop idéalisés. Plus jeune, j'étais déçue de mes premiers émois, car ce n'était pas aussi "beau" que dans les livres ou les films. En lisant ce livre, je me dit que j'aurais bien eu besoin de lire celui-ci. 

Ce livre m'a aussi plu car il me parle beaucoup niveau référence: il parle des Beatles! Des Beatles! Ca évoque le White Album, mon préféré. Je ne peux qu'approuver. Puis les comics....je me suis rappelé qu'il fallait que je relise les Watchmen. J'ai aussi découvert quelques chansons que j'ai beaucoup aimé. Normalement, je lis en écoutant des bruits de pluie et d'orages, mais cette fois, j'écoutait les Smiths, et les autres chansons évoquées au fil du récit. Et c'était plaisant. 

Le livre parle aussi d'un sujet qui reste d'actualité: le harcèlement scolaire. Chose que j'ai vécu. Beaucoup de personnes le subissent au collège/lycée, et restent sans rien dire. Quand on le subit, on reste souvent passif, et on croit qu'il n'y a que nous qui subit cela, qu'on a fait quelque chose de mal, qu'on est pas comme les autres. Eleanor nous montre qu'on est pas tout seul, et qu'il faut en parler. D'ailleurs, je vous invite à aller sur Losers et alors, un site qui présente des témoignages de personnes ayant subi le harcèlement scolaire. (Big Up à toi LDF, si tu passes par là.). 
Ce livre parle vraiment de l’adolescence. Ce n'est pas une histoire mielleuse avec des personnages beaux, joyeux, populaires, bien lotis. Non, c'est du vrai. Et j'aime le vrai. 

Nos personnages sont des ados presque normaux. Eleanor vient d'une famille pauvre, avec un beau-père violent et alcoolique. Elle se sent trop grosse comparé aux autres filles de son école. Elle est aussi rousse. Et avouez, on a tous eu dans notre collège une personne rousse, qui pouvait se faire insulter de Rouquemoutte. 
Park, lui, c'est l'asiatique discret, bon en classe, assez solitaire. Il mange à sa faim, vit dans une maison de classe moyenne, a de l'argent de poche, fait du sport. 
Que ce soir l'un ou l'autre, j'ai pu me retrouver dans ces deux là. Dans Park, car j'avais un peu la même vie de famille qui lui, et Eleanor pour le harcèlement et ses complexes, ses difficultés dans une relation amoureuse. 

Bref, ce livre ne vous laissera pas indifférent. Les références nerdy m'ont attiré et m'ont plu. Je me suis sentie repartir à l'âge de 15 ans, quand l'amour et le lycée étaient compliqués pour moi. Un livre que je conseille vraiment. De plus, le twist qui arrive à la fin était vraiment inattendu. Un fin un peu trop expéditive, par contre. 



vendredi 31 juillet 2015

Chronique: Legend, de Marie Lu.

Marie Lu
Legend

Edition Castlemore
285 Pages
Prix de Vente: 15.20€

Synopsis:
June est un prodige. À quinze ans, elle fait partie de l'élite de son pays. Brillante et patriote, son avenir est assuré dans les hauts rangs de l'armée. Day est le criminel le plus recherché du territoire. Originaire des quartiers pauvres, il sévit depuis des années sans que les autorités parviennent à l'arrêter. Issus de deux mondes complètement opposés, June et Day n'ont aucune raison de se rencontrer... jusqu'au jour où le frère de June est assassiné. Persuadée que Day est responsable de ce crime, June va le traquer... Mais est-elle prête à découvrir la vérité ?


Haaaa...ce livre marque ma première critique négative sur ce blog...Je ne sais même pas par où commencer. D'après les critiques, ce livre est bon. Mais je ne comprend pas ce que les gens y ont trouvé de bien. Pour moi, ce n'est qu'un ramassis de clichés. 
Avant de commencer ma lecture, je regrettais que ce livre soit court. Pourtant la lecture m'a paru durer une éternité. Je n'en voyais pas le bout. Je me suis ennuyée comme jamais. 
Les personnages ne sont pas attachants, leurs comportements ne collent pas avec leur âge (Merci Lelf sur livraddict d'avoir mis le doigt sur ce problème). Et personnellement, du moment où les personnages principaux ne me font rien ressentir, c'est loupé. Les personnages doivent nous faire ressentir de l'empathie, ou bien du dégoût. Mais en aucun cas ne rester insensible face à eux! 
Je comprend tout à fait que dans le "pays" où ils se trouvent, les personnes sont conditionnés, mais quand même pas jusque là. Ici, ce ne sont que des coquilles vides de toute émotion, un peu comme moi lors de ma lecture. 
De plus, je n'ai pas du tout cru à la romance. Je ne suis pas ce genre de personnes qui croient au coup de foudre, c'est peut-être pour cela. Mais pour moi, ce n'est pas crédible du tout. Leur romance est trop rapide, trop brusque.

Passons maintenant au style d'écriture. Je le trouve pauvre. Il y a quelques belles phrases alambiquées qui se noient dans cette écriture pauvrette. Le principe des chapitres courts et changeant d'un point de vue à l'autre ne m'a pas du tout dérangé: j'ai même trouvé cela bon. Mais ça ne rattrape en rien le reste.
Et puis passons à ce qui m'agace le plus. Ce livre est tellement prévisible! C'est même énervant. Avant le dénouement, je savais déjà tout. Un auteur doit donner des indices à son lecteur, mais là...
Je trouve indécent le fait que le livre spoil la fin! A la page 253, nous avons un passage qui se termine par la phrase "Et si ces paroles étaient prémonitoire?" Et à la page 269, pas loupé...VRAIMENT, MARIE LU? Je me suis sentie désœuvrée et dégoûtée. J'ai eu envie d'en arrêter là une bonne fois pour toute. c'était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase. Mais je ne suis pas du genre à baisser les bras, j'ai donc poursuivi ce calvaire jusqu'à la fin. 
Après avoir fini ce récit, je me suis mise à réfléchir. Comment un livre comme ça peut avoir de si bonnes critiques? En quatrième de couverture, nous avons une critique de The New York Times Book Rewiew: "Un scénario réglé au millimère, des personnages fouillés et de l'émotion: Legend mérite tous les éloges." Non. Tout simplement non. 

Pourtant, l'idée est très bonne. Cette sorte de Roméo et Juliette dans ce monde aurait pu être une réussite totale. C'est vraiment dommage. Ce roman m'a fait l'effet d'une bonne gifle. Je suis vraiment déçue. Peut être ai-je mal compris le livre, toute simplement? 



Je n'aime vraiment pas donner de mauvaises notes. Mais là, je ne pouvais pas aller plus haut. L'univers est très bien pensé, mais ça s'arrête là. Je ne pense pas m'infliger la suite pour l'instant. Peut-être qu'un jour j'oublierais toute la rancoeur que j'éprouve et me lancerait dans le tome deux. Mais pour l'instant, cette saga va rester loin de moi. 

mardi 21 juillet 2015

Chronique: La Sélection, de Kiera Cass

Kiera Cass
La Sélection.

Edition: France Loisirs.
344 Pages.
Prix de vente: 14.99€ (Mais je l'ai eu à 2€, voir mon Haul livresque)

Synopsis: 
Elles sont trente-cinq jeunes filles: la "Sélection" s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le cœur du prince Maxon, l'héritier du trône.
Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l’œil des caméras...
Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...


Suite à L'intégrale 1 de Game of Thrones, j'ai subit un Book Hangover (en gros, une gueule de bois liversque). Durant mes vacances, j'ai bien essayé de lire, mais bon...avec une chaleur pareille, je ne pouvais pas résister à l'appel de la piscine. En rentrant, je me suis dit d'essayer avec un livre plus frais, plus facile. Et puis je suis tombée La sélection dans un vide-grenier. Ca faisait un moment qu'il était dans ma Wish-List, je n'ai pas hésité à le prendre. A peine rentrée chez moi, je me met à le lire.

Un régal! Je l'ai dévoré! 

Ce livre est frais, l'histoire innovante et intrigante. L'action n'est pas le coeur même de ce livre: ce tome nous présente la situation, les personnages. On oublie le fait que ce soit une dystopie, le lecteur est juste plongé dans un monde princier, une cage dorée, comme le dit si bien America. Le système de castes est très bien pensé. Contrairement à Hunger Games, les castes ne sont pas séparées les unes de autres (à part pour l'élite), Il y a donc un échange, une relation entre les membres des castes, ce que je trouve particulièrement intéressant.


En parlant d'Hunger Games, je n'ai pas arrêté de penser à Katniss en lisant ce livre. America a un comportement très proche de celui de Mlle Everdeen. Rebelle sur les bords, voulant rester naturelle à tout prix alors que les autres pensent à leur physique ou changent de comportement pour la compétition afin de se faire aimer. Idem pour le triangle amoureux. J'ai eu un petit sentiment de déjà vu, mais cela ne m'a en rien gêné dans ma lecture. 

J'ai vraiment hâte de lire les prochains tomes, avec j'espère, plus de conflits, d'explications sur cette dystopie. J'ai aussi hâte de savoir ce que cache Marlee, et surtout, SURTOUT, j'adorerais voir Maxon coller une bonne droite à Aspen.