mercredi 24 juin 2015

Chronique: Game of Thrones, Intégrale1.

 George R.R. Martin
Le trône de fer, Intégrale 1

Edition J'ai Lu.
786 pages
Prix de vente: 15.90€.

Synopsis: 
Le royaume des Sept Couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver: par-delà le Mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer. Tous les coups sont permis et seuls les plus forts, ou les plus retors, s'en sortiront indemnes....






UN AN.
Un an de lutte acharnée avec ce livre pour le finir. En fouillant dans mes souvenirs, c'est bien le seul ouvrage qui m'a donné autant de mal (Et la deuxième position revient à Le Liseur de Bernhard Schlink). Je n'ai pas l'habitude d'abandonner des livres, mais celui-là a bien failli me faire renoncer. Mais j'avais tellement envie de le finir, et je l'ai fait!


Etant une grande fan de la série, il me fallait lire les livres, pour découvrir les intrigues et personnages non-présents dans les épisodes, et pour avoir plus d'informations.
Peut-être est-ce à cause du fait que je connaisse l'intrigue de la saison 1, mais ce livre fut un combat. Oui, un combat. Je me battais pour continuer, mais je n'y arrivais pas. J'ai fait de très longues pauses pour le finir. Mais je suis contente de moi. Je n'ai rien lâché.

L'histoire est épique, j'aime beaucoup le changement de point de vue au fil des chapitres. Mais l'écriture me pose problème: je n'arrive pas à y mettre le doigt dessus mais quelque chose me dérange. Au fil de cette année de galère, j'ai pu discuter avec un ami fan de l'univers de Martin qui m'a approuvé. Mais il parait que c'est un problème du traducteur, et qu'il faudrait que je lise le reste en anglais. Mais je dois avouer que m'étant pas parfaitement bilingue, certains termes et phrases pourraient m'échapper. Je vais donc poursuivre ma lecture en français, au prix de subir les erreurs de traduction de noms, etc....
De plus, les souvenirs de la saison 2/3 sont assez vagues, peut être aurais-je plus de facilité à lire les prochains tomes?
En tout cas, je vais m'y mettre à la rentrée, c'est sur. Je vais laisser passer l'été pour vider ma PAL (Oui, L'appel du Coucou, je parle de toi.).

Ce livre, je ne vais pas le noter, mon avis est toujours biaisé par mes souvenirs de série. Mais j'en garde un bon souvenir.

Gros plus: La carte de Westeros à la fin du livre. C'est juste indispensable pour pouvoir se situer, surtout pendant les chapitres de conseil militaire, où les personnages parlent de leur situation géographique et de celle des autres camps.

lundi 22 juin 2015

Chronique: L'alchimiste, Les secrets de l'immortel Nicolas Flamel, de Michael Scott.


Michael Scott
L'alchimiste: Les secrets de l'immortel Nicolas Flamel.

Edition Pocket Jeunesse
360 Pages.
Prix de vente: 19€



Synopsis: 

Un manuscrit ancien a disparu. Le monde moderne court à sa perte. Seuls Josh et Sophie sont capables de sauver l'humanité. 
Les voilà sur le point d'entrer dans la plus grande légende de tous les temps!






Un dimanche, je flânais dans un vide Grenier, et mes yeux se portent sur ce livre. La couverture m'a plu tout de suite. Je ne savais rien de ce livre, mais je l'ai pris. Et puis pour 2€ au lieu de 19, je n'allais pas me priver. 

Ce fut une très belle surprise! 

Nous suivons donc l'histoire de Josh et Sophie, des jumeaux, et du couple légendaire: Nicolas et Pernelle Flamel. Le Codex d'Abraham le Juif, qui contient la recette de la Pierre Philosophale et bien d'autres informations, a été volé par le terrible Dr John Dee. Les personnages vont donc découvrir que les dieux et déesses mythologiques de toutes les cultures existent bel et bien. 

Ce genre de livre, qui mélange notre monde contemporain et les anciens mythes....J'en raffole! C'est ce qui m'avait plu dans la série Percy Jackson et j'ai retrouvé ce plaisir dans ce livre. 
Ce livre m'a aussi poussé à faire quelques recherches lorsqu'il évoquait quelque chose que j'avais oublié ou que je connaissais pas. On apprend donc des choses tout en passant un bon moment. 
Le personnage de Nicolas Flamel est très intéressant, très mystérieux, on découvre qu'il nous cache des choses: c'est un personnage frustrant, mais qui nous pousse à en savoir plus sur lui. La psychologie des personnages, bien que légère, est assez bien évoquée.

L'écriture, par contre, est un peu trop jeunesse à mon goût, mais l'histoire est tellement bien qu'on oublie vite ce petit bémol. 
Je suis très contente d'avoir trouvé ce livre, et impatiente d'acheter les prochains tomes.

Petit plus: A la fin du livre, nous avons une note de l'auteur de quelques pages, qui nous raconte comment lui est venu l'idée du livre. Il nous dit aussi quelques informations sur les personnages. J'aime beaucoup cela, ça rapproche l'auteur et le lecteur. Une très bonne initiative!



vendredi 27 décembre 2013

Les comédies françaises, ou un ras le bol général.

En cette période de fêtes, les chaînes télé nous proposent des vieux films à regarder en famille. Lovée dans mon canapé, j'ai regardé "Tatie Danielle" avec nostalgie, étant un film qui a bercé mon enfance. Et ce fut le déclic: les comédies made in France, c'était mieux avant.

Et oui, fini le temps où les comédies assumaient leurs gags jusqu'au bout...Fini les petits films sans "guest stars"....je ne suis pas vraiment nostalgique des décennies précédentes, mais cette fois, c'est le cas. Comment on en est arrivés là? "Grâce" aux chaines télévisées, bien sûr! Des chaînes comme TF1 ou Canal investissent dans des films: ils auront les droits pour le diffuser. Sur le papier, cela semble assez intéressant pour le groupe de chaînes et la production du film. Mais il n'est pas avantageux pour nous, les spectateurs. Les films sont toujours diffusés en première partie de soirée, il faut donc qu'il soit pour une famille, donc il ne faut pas de scènes choquantes, etc...Il faut que le film reste familial, avec une jolie fin pour que la petite famille lambda puisse se coucher avec le sourire. Donc on rajoute quoi? Du pathos. A la pelle. 

Toute comédie à la sauce française à quasiment la même construction: l'introduction du personnage principal, arrivée d'un événement déclencheur de l'action, quelques gags pour faire rire, un élément perturbateur qui fait réfléchir le personnage (souvent le/la petit/e ami/e qui se casse en claquant la porte) puis une petite fin émouvante et heureuse qui fera larmoyer la ménagère. 
Voilà, prenez ce schéma directif et vous pouvez écrire un film. Ah oui, j'oubliais: payez grassement un ou deux acteurs connus, histoire de faire de la pub. 

Beaucoup de jeunes réalisateurs font un travail remarquable, on voit beaucoup de courts-métrages sur internet qui sont très intéressants. Ces jeunes ont surement écrit des scénario qui changent, et parfois meilleurs, mais ils n'auront jamais le budget pour les réaliser car leurs idées ne vont pas avec les idées bien pensantes des gros bonnets qui ont les sous. Cela bride le cinéma français, et c'est bien dommage. 

J'ai décidé d'écrire à ce sujet car je suis tombée sur la bande annonce d'un film qui sort prochainement: Jacky chez les femmes. Non messieurs, ce n'est ce genre de film, même si le titre prête à confusion. 
C'est une comédie, qui inverse la société que nous connaissons. C'est à dire que les hommes sont à la maisons, portent la burka et que les femmes sont au pouvoir. Ça à l'air intéressant, dit comme ça, n'est ce pas? J'ai cru que j'allais m'étouffer avec mon café. J'ai pas rit une seconde, alors qu'une bande annonce est faite pour donner envie d'aller au cinéma. Non, j'ai juste fermé la page d'allociné et me suis fait un facepalm. J'étais déprimée. Je ne crois plus au cinéma français. Le film pose la question de la place de la femme dans la société, en caricaturant un pays probablement musulman (ne voyez pas ça comme une insulte, chers lecteurs).  Dans cette bande annonce, je n'ai juste vu quelques gags qui seront les meilleurs du film, le nom de personnes connues, et puis basta. 
Le réalisateur, Riad Sattouf, a pourtant fait du bon travail avec "Les beaux gosses" ou bien la biopic de Gainsbourg, mais là ça sent le sapin. 
Je ne suis pas méchante et je ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué (quoique, j'ai déjà bien chargé mon fusil), c'est pourquoi j'irais voir ce que ce réalisateur dira quand il présentera son film lors du festival de Saint Denis (5 au 10 Février). 

Pour l'instant, je reste septique et surtout, je n'ai plus foi dans le cinéma français, qui était tellement riche et florissant il y a quelques années. Espérons que cela redevienne comme avant, et que les investisseurs comprennent qu'il faut aider les petites productions. 
Je vous laisse donc aller regarder de bons films, et réfléchissez bien quand vous voyez une comédie à la française! 

dimanche 1 décembre 2013

La critique ciné! #1 Hunger Games

Je suis une bibliovore. Oh oui, les livres, je les dévore. 
A noel dernier, on m'as offert la trilogie Hunger Games. J'ai tellement aimé le style d'écriture de l'auteur que je les ai engloutis: j'ai lu les bouquins non stop pendant 2 jours et demi. 

Puis j'ai regardé le premier film, que j'ai adoré par son esthétique et surtout, je dis bien SURTOUT, par sa fidélité au livre. 
Je suis donc allée voir le deuxième opus, la boule au ventre. En effet, le réalisateur a changé. Mais je fus agréablement surprise. La fidélité est toujours là, malgré quelques erreurs. Je ne blâme surtout pas le film, certains moments doivent être modifiés pour que je le spectateur comprenne. Certains passages manquaient dans le film, mais là aussi, il faut faire un choix pour que le film ne dure pas une éternité. 
Le film est tellement fidèle au support d'origine qu'il reprend même les dialogues du livre. Mon compagnon était étonné de voir que je connaissais les répliques alors que c'était la première fois que j'allais voir le film. 

Il y avait un très bon public, tout le monde était silencieux, riait aux blagues. Les conversations à la sortie du cinéma faisaient les éloges du film. 

D'un point de vue des acteurs, on voit qu'ils ont mûri dans leur jeu. L'actrice principale, Jennifer Lawrence, joue remarquablement bien, on voit tout à fait la pression que le personnage a et le poids qui pèse sous ses épaules. Son compagnon de scène Josh Hutcherson ne sert pas que de joli minois lors de ce film, il s'affirme un peu plus. 

Pour ce qui est du film, certains le trouvent assez plat lors des jeux, ce qui est tout à fait compréhensible. Dans le livre, les jeux sont pareils. Il ne servent qu'à faire arriver la suite et à inclure des personnages dans cette résistance. Je ne tiens pas à vous spoiler, chers lecteurs, mais ce qui va arriver par la suite, ça promet. 

En attendant, je vous conseille de lire cette trilogie, ou juste le deuxième livre, pour découvrir les moments qui n'ont pas été montrés à l'écran, et dieu qu'ils sont importants quand on est quelqu'un qui a lu avant de voir. 

27/11/13

Aujourd'hui, je pars enfin faire retoucher mon tatouage. ENFIN! J'attend ça depuis des mois.
Ca peut vous sembler bizzare, mais j'adore sentir le contact de l'aiguille sur ma peau. Cette peau qu'on écorche et qui devient une oeuvre d'art au bout de quelques heures.
Je n'ai pas mal, je ne crie pas et je ne demande pas de poses: mon tatoueur me dit encore une fois que je suis une cliente très sage et je suis plus résistance que certains hommes, qui eux demandent des pauses toutes les cinq minutes parce qu'ils ont mal.
Haha! Pauvres chochottes!
Cette fois ci, j'ai un peu plus mal que la dernière fois, il insiste un peu plus sur les contours, je grimace un peu.
Mais ensuite, plus rien. Cette sensation qu'on vous écorche me fait du bien, je ne saurais l'expliquer. Je me met à rigoler en sentant ma colonne vertébrale vibrer. Une fois le tatouage fini, je repars, le sourire jusqu'aux oreilles.

Mon tatouage, c'est un Companion Cube, du jeu Portal. C'est mon jeu préféré.
Ce cube est, dans le jeu, la seule source de compagnie est d'affection que le personnage a. Ce cube est son seul ami. J'ai donc décidé de me le faire tatouer, pour être toujours sure d'avoir quelqu'un avec moi, et me souvenir que quoiqu'il arrive, j'aurais toujours quelqu'un pour assurer mes arrières. C'est un symbole d'amitié et aussi un hommage à ce jeu.


21/11/13

Aujourd'hui, j'apprend que je n'ai pas cours l'après-midi, alors je file au centre Pompidou.
Après avoir évité ce clown flippant, j'entre dans le temple de l'art moderne et contemporain. C'est mon lieu culturel favori de Paris. C'est calme, il ya une immense bibliothèque. Le paradis.
Sauf ce jour là.....

Première expo: Pierre Huyghe.
Maintenant que j'ai mon pass à l'année, je compte bien faire toutes les expos temporaires.
J'entre, il n'y a quasiment personne. Le silence est juste brisé par le son d'une installation. Je me ballade, observant les œuvres, le sourire aux lèvres. Ca faisait longtemps que je n'avais pas fait une exposition aussi clame quel celle là, et c'est un pur plaisir.
Je m'amuse à regarder une "oeuvre" que les visiteurs ont fait. Ils mettaient leur main sur la glace, puis quand elles étaient assez mouillée, ils la posait sur le mur pour faire leur empreinte. Bien sur, tout cela est interdit, mais c'est amusant de voir un dispositif créé par les visiteurs.
Cet artiste a vraiment un univers à lui et j'ai adoré. J'étais quand même déçue de ne pas voir le lévrier à la patte rose, mais c'était quand même une belle expérience.



Je suis ensuite partie dans les collections permanentes. Une horreur. Des groupes scolaires partout, qui courent, qui crient...
J'essaie de dessiner un mobile de Calder, en vain. Ils soufflaient dessus pour le faire tourner. Je me lève et je continue la visite.
"C'est pas très swagg, tout ça...." dit un collégien devant un Picasso. J'étais à deux doigts de lui en coller une.
Après quelques minutes à discuter avec un surveillant du ré-accrochage, je m'en vais pour l'exposition "Le Surréalisme et l'objet". Cette expo, je n'en parlerais pas. Plaisante, elle doit l'être. Si il n'y avait pas tous ces collégiens.  Je suis rentrée, sidérée et blasée.

mercredi 27 novembre 2013

13/11/13

Dans ce journal, je ne vais pas raconter ma vie sans parler de Félixia, la grande guerrière devenue Généralissime. Cette teigne alcoolique me côtoie depuis mon arrivée en région parisienne, depuis 2011. Je l'ai créé et je joue sa vie. C'est mon autre moi, la femme forte qui se cache et qui est dans mon ordinateur depuis plus de deux ans.

Félixia sortit du navire, après deux jours de tempête. Mais l'endroit où elle débarquait ne lui plaisait guère...Surwich. Un vent de nostalgie vint chambouler son esprit. Personne ne savait qu'elle avait vécu ici pendant un petit moment, et personne ne le saurait. 

Elle passa la soirée seule à boire et à fumer alors que l'ambiance régnait dans l'auberge. Puis, lorsque la nuit fut venue, elle sortit le village par un petit sentier qu'elle connaissait. Elle suivit ce sentier pendant quelques mètres, consciente que cette région est des plus hostiles. Elle s'arrêta à un croisement et s'assit sur un talus. 
Azamir, Azamir...C'est ici qu'elle avait perdu son amour d'autrefois. Une relation passionnée mais destructrice. Ici même s'était engagé un combat féroce entre les deux amants. Et c'était Azamir qui était tombé. Son oncle était venu chercher son corps avec une tête d'enterrement, alors qu'il respirait toujours. 

Ici même elle avait vu pour la dernière fois Az, le visage en sang, la lèvre inférieure éclatée, les bras et les jambe lacérées. Elle ne savait pas s'il s'en était sorti ou pas. Elle ne voulait pas le savoir. 

Assise sur le talus, elle ne vit pas le temps passer. Elle se releva et prit le chemin en sens inverse comme si rien ne s'était passé ici. 



(Image à venir)